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Jeudi 31 mai, fête de la Visitation de la Vierge Marie : messe à 18h30 à la Basilique Notre-Dame du Port.


Pour clore le mois de mai, traditionnellement dédié à Marie.

 

Il n’y aura pas de messe ce jeudi 31 mai à Saint-Pierre-les-Minimes.

 

La Visitation de la Vierge Marie commémore un épisode de l’Évangile selon saint Luc [1, 39-45]. L’ange Gabriel avait annoncé à Marie que Dieu donnerait bientôt un fils à Élisabeth; aussitôt la Vierge se rendit à Hébron où habitait sa cousine: c’est la « visitation », secrète rencontre du Précurseur et du Sauveur, joie profonde de Marie et d’Élisabeth, remplies des bénédictions divines qui reposent sur elles.

Contrairement aux autres fêtes de la Sainte Vierge qui avaient souvent leur origine dès les premiers siècles de l’Eglise, la Visitation n’est entrée dans le calendrier liturgique qu’à la fin du moyen-âge. Nous le devons aux franciscains, et en particulier à saint Bonaventure : ils avaient inscrit dans leur bréviaire une fête pour la rencontre de la Vierge Marie et d’Elisabeth dès la fin du XIIIe siècle. En 1389, le pape Urbain VI proclama solennellement cette fête de la Vierge, la rendit universelle et la fixa au 2 juillet. Elle a été déplacée au 31 mai par le concile Vatican II.

En accueillant Marie, l’enfant que portait Élisabeth tressaillit en elle. Alors, remplie de l’Esprit Saint, elle s’adressa à Marie : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur.» Les premières paroles d’Elisabeth ont trouvé leur place dans la première partie de l’Ave Maria, le « Je vous sale Marie ».

La Vierge Marie, Mère de Dieu, laisse alors éclater sa joie et son action de grâces, qui est celle de tout un peuple, et prononce le chant sublime du Magnificat – le « Cantique de Marie » – que l’Eglise reprend chaque jour à l’office des Vêpres.

» »  Lectures de la messe du jour.

 

Le Cantique de Marie [Luc 1, 46-55]

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.

Amen.

 

 

 

 

 

 

 

« Jamais, l’inspiration n’a jailli avec plus de plénitude et de puissance que dans ce merveilleux cantique auquel nos oreilles ne peuvent s’habituer, depuis dix-huit siècles qu’il retentit dans le monde …Tout le souffle prophétique qui respire dans les immortels psaumes de son royal ancêtre semble être passé dans l’âme de Marie … Et ce qui fait ressortir la majesté et la puissance de ce chant divin, c’est l’humilité et la faiblesse de celle qui le profère … Mais Marie, l’humble Marie, Marie, la servante de Dieu, qui n’a d’autre sentiment que celui de sa bassesse, où a-t-elle pris tous ces transports, tous ces accents de gloire, de grandeur, de puissance, qui s’accumulent dans sa bouche, qui louent le Tout-Puissant comme il ne l’a jamais été par aucune créature ? … Elle les a pris dans ce sentiment de sa bassesse propre, joint a celui de la grandeur qu’elle a reçue de Dieu … Elle pouvait s’avouer d’autant plus heureuse, d’autant plus justement célébrée entre toutes les créatures, que la profonde humilité de son âme la rendait plus propre à témoigner que Dieu seul lui avait fait ces grandeurs et à lui en renvoyer la gloire …

Voilà autant qu’il est possible à notre faiblesse d’interpréter ce chant divin, quel est son rapport avec le Cœur de Marie … Marie loue Dieu en elle, et elle se loue en Dieu : deux louanges qui se pénètrent et ne peuvent se séparer. Ce sont les grandes choses que Dieu lui a faites qui sont le sujet de son cantique, qui témoignent la grandeur, la puissance, la miséricorde du Très-Haut … Aussi Marie se loue-t-elle en elle-même : elle accepte les hommages profonds de sa cousine Élisabeth, elle se livre à des transports de triomphe ; elle appelle tous les siècles futurs à la célébrer. Mais elle se loue comme la servante du Seigneur, elle tressaille de joie en Dieu son sauveur ; elle nous invite à la célébrer parce qu’Il a regardé sa bassesse »

 

Source: La Sainte Vierge dans la tradition, dans l’art, dans l’âme des saints et dans notre vie [1904], J. Hoppenot, Société St-Augustin – Desclée, de Brouwer et Cie.