Samedi 2 novembre 2019 : Commémoration de tous les fidèles défunts à la Cathédrale à 11 h [corrigé le 24 octobre]


« Je crois à la communion des saints »

« La prière pour les morts appartient à la plus ancienne tradition chrétienne… À chaque messe, l’Église prie d’abord “pour tous ceux qui reposent dans le Christ” [Prière eucharistique I], mais elle élargit sa prière “à tous les morts dont seul le Seigneur connaît la foi” [PE IV], à “tous les hommes qui ont quitté cette vie” [PE II] et “dont il connaît la droiture” [PE III]… Dans notre prière nous affirmons enfin que Jésus est le lien entre nos frères défunts et nous; il “nous unit les uns aux autres par le mystère de son amour” [P2], spécialement dans “la célébration du sacrement de sa Pâque [P3].”, Missel du Dimanche.

 

La messe sera célébrée pour les défunts et plus particulièrement pour les personnes de notre paroisse décédées depuis Toussaint 2018

le samedi 2 novembre à 11 h en la Cathédrale.

Les familles qui ont perdu un proche durant cette période sont tout particulièrement invitées à cette célébration. Au cours de cette messe, la communauté paroissiale priera, en union avec les familles, pour chaque défunt et les confiera à la miséricorde de Dieu.

Outre la messe, chacun peu prier pour les défunts qu’il a connus, mais aussi pour ceux à qui personne ne pense jamais.

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Lors de l’audience générale du 2 novembre 2011, le pape Benoit XVI s’exprimait en ces termes : « Nous nous rendons ces jours-ci au cimetière pour prier pour les personnes chères qui nous ont quittés, nous allons en quelque sorte leur rendre visite pour leur exprimer, une fois de plus, notre affection, pour les sentir encore proches, en rappelant également, de cette façon, un article du Credo : dans la communion des saints existe un lien étroit entre nous, qui marchons encore sur cette terre, et nos nombreux frères et sœurs qui ont déjà atteint l’éternité. » 

Douces et délicieuses certitudes que nous offre le catholicisme. Relisons aussi ce qu’en dit Chateaubriand : « La religion a couronné les choses de l’autre vie par une cérémonie générale, où elle réunit la mémoire des innombrables habitants du sépulcre ; vaste communauté de morts, où le grand est couché auprès du petit ; république de parfaite égalité, où l’on n’entre point sans ôter son casque ou sa couronne pour passer par la porte abaissée du tombeau. Dans ce jour solennel où l’on célèbre les funérailles de la famille entière d’Adam, l’âme mêle ses tribulations pour les anciens morts aux peines qu’elle ressent pour ses amis nouvellement perdus. Le chagrin prend par cette union quelque chose de souverainement beau, comme une moderne douleur prend le caractère antique quand celui qui l’exprime a nourri son génie des vieilles tragédies d’Homère. La religion seule était capable d’élargir assez le cœur de l’homme pour qu’il pût contenir des soupirs et des amours égaux en nombre à la multitude des morts qu’il avait à honorer. »
Génie du christianisme, Partie 4, Livre 1, Chapitre XII – Des prières des morts.