À la découverte du patrimoine religieux autour de la paroisse… dans un rayon de 10 km !


Dans un rayon de 10 km autour de la place de la Victoire [Géoportail↗︎]

Photographies © Guillaume Marquet, Paroisse Notre-Dame de Clermont

Croix de Ternant

 Coordonnées GPS : 45.8029344 – 3.0035439

Sur la commune d’Orcines, la croix de Ternant, située à 962 m d’altitude, domine la faille de la Limagne et le village de Ternant. Elle a été construite en 1933 pour commémorer le 1900e anniversaire de la mort de Jésus par l’Abbé FERRANDON, curé de la paroisse de Chanat-La-Mouteyre qui regroupait les villages d’Argnat, de Chanat-La-Mouteyre et de Ternant.

Elle a été bénie le 16 septembre 1934 par Monseigneur CHASSAGNON, évêque d’Autun en présence de Monseigneur PIGUET, évêque de Clermont.

La croix est la propriété de l’évêché de Clermont et les pâturages alentours sont gérés par l’estive d’Orcines.

Un superbe point de vue

Église Saint-Julien d’Orcines

 Coordonnées GPS : 45.7839241 – 3.0118811

C’est l’église du baptême du Père Pierre Teilhard de Chardin.

Pierre Teilhard de Chardin est né le 1er mai 1881, dans le château de Sarcenat sur la commune d’Orcines, quatrième d’une famille de onze enfants. C’est là qu’il passa l’essentiel de son enfance et de sa jeunesse. 

Prêtre jésuite, philosophe, géologue et paléontologue de renommée mondiale, Pierre Teilhard de Chardin a donné une dimension nouvelle à  la science et à  la foi. 

Le vitrail de Saint-Julien de Brioude [L’atelier du vitrail, 1985 – Clermont-Ferrand].

Il représente Saint-Julien (martyr à Brioude au IVème siècle) en soldat romain mais la mise en scène et les couleurs sont assez originales !

Fontaine Saint-Aubin, entre Manson et Laschamps

Coordonnées GPS : 45.74978492099285 – 2.990679144859314 

En partant de Manson en direction de Laschamps, on trouve sur la droite de la route un parking et un petit panneau signalant la Chapelle Saint-Aubin. Après à peine 5 minutes de marche se trouve une petite construction appelée : Chapelle de Saint-Aubin. 

La chapelle actuelle date de 1954. Elle remplace un édifice plus ancien, dont il ne restait, au début du XXe siècle, que les vestiges des fondations. A l’intérieur, on peut voir des fresques d’André Siramy qui représentent le saint guérissant des aveugles et libérer des prisonniers pour rappeler le vœu des habitants de Manson durant la seconde guerre mondiale. 

La source dite de Saint-Aubin ou « de Chabana » jaillit dans la chapelle et son eau aurait la vertu de guérir les maladies des yeux. 

Qui est donc ce saint Aubin ? 

Il serait issu d’une riche famille celte de Grande-Bretagne ayant émigré vers la Petite-Bretagne, près de Vannes. Né en 469, il se prénommait Gwenn, le blanc. Il se fit moine et entra au monastère de Cincillac [Tintillant] où il prit le nom d’Albus,  blanc en latin [d’où, par déformation, Albin, Aubin]. Il en devint abbé en 504. Il fut ensuite élu par acclamation évêque d’Angers en 529.  Il assista en 538, avec Rusticus évêque de Nevers, au troisième concile d’Orléans, dont il fut l’un des principaux promoteurs. Il mourut à Angers le 1er mars 550, âgé de quatre-vingts ans, de retour d’un voyage à Arles où il était allé rendre visite à saint Césaire. Dès sa mort, il fut honoré comme un saint. 

Intérieur de la chapelle

Source Saint-Martial à Nohanent

Coordonnées GPS : 45.8090847 – 3.0575736

Au milieu du XIXe siècle, une forte quantité de linge sale était produite par les curistes de la station thermale de Royat ainsi que par la bourgeoisie clermontoise. Les eaux de la source Saint-Martial furent alors canalisées pour alimenter de nombreux lavoirs. La cité était alors surnommée « Cité des Lavandières ».

Le village prospéra jusqu’au XXe siècle, puis l’arrivée des lave-linges au milieu de ce dernier sonnât la fin de cette activité.

A l’époque gauloise, la source était déjà sacrée, elle fut christianisée sous le vocable de Saint-Martial au IIIe siècle. Au cours du Xe s. une chapelle a été érigée au-dessus de cette source dont les vertus guérisseuses étaient bien connues dans la région. Cet édifice religieux perdura jusqu’en 1790. Une école et la mairie furent érigées sur les vestiges de la chapelle en 1838. La source canalisée laisse apparaître trois arches en plein cintre accompagnées de deux chapiteaux sculptés provenant de l’ancien édifice religieux. Cette source va ensuite alimenter les lavoirs.

Lavoir et fresque