« Faire entrer à la maison la liturgie célébrée par l’Église » : l’effort paroissial de Carême 2019


« La présence de signes et de moments religieux vécus en famille est un des meilleurs chemins pour transmettre la foi. » écrivait le Père Paul Destable dans son éditorial du 1er dimanche de carême, avant de dresser une liste d’actions possibles :

» Célébrer le dimanche à la maison : soigner le repas familial et le commencer par le «bénédicité», pour ceux qui sont seuls inviter quelqu’un.

» Avoir un «coin prière», conserver des objets religieux venant d’un pèlerinage ou d’une célébration, mettre la Bible en bonne place, avoir les documents qui aident à lire à l’avance les textes de la liturgie.

» En famille : prier ensemble, marquer la fête du saint patron de chacun, fêter l’anniversaire de mariage des parents.

» Conserver les signes des grandes étapes de la vie chrétienne cierge de baptême, croix et images de profession de foi, photos des célébrations.

» Au temps du Carême : construire progressivement un chemin de Carême, mettre en bonne place les rameaux bénis.

 

À la suite du Père Destable, des paroissiens [familles et personnes seules] ont témoigné de leur expérience : prière en famille, lecture de la Parole, fête du saint patron des membres de la famille, retraite spirituelle, bénédiction de la maison…

« Nous faisons partie d’une équipe Notre-Dame et donc nous recevons à notre tour l’équipe chez nous pour un temps de partage et de prière. Nous nous engageons bien entendu à la prière conjugale quotidienne dans notre cuisine juste avant le thé. Notre petite fille témoin de ces moments de prière et de vie en Église nous demande avec sa spontanéité d’enfant : “ Vous faites votre petite messe aujourd’hui ? ” ».

« La prière a une grande place dans ma vie quotidienne : Chaque jour, je prie : le matin, à midi et le soir. Je m’appuie sur la prière des Heures. Je fais partie d’une équipe disciples-missionnaires et j’accueille donc chez moi tous les mois mon équipe et nous lisons ensemble la parole de Dieu. Je rends aussi visite à des personnes seules, malades, chez elles ou en maison de retraite. À chaque visite, avant d’aller à la rencontre de ces personnes, je prie chez moi, et au retour je prie à nouveau, je rends grâce pour ces belles rencontres. Si je ne priais pas avant et après la rencontre, je crois que je ne vivrais pas de la même façon ma mission. »

« Le soir, à la fin du dîner, nous passons tous les sept au salon devant notre coin prière. Un enfant choisit un chant dans le carnet, un autre une courte prière dans la boîte à prière ou sur sa revue scoute ou jeannette. La plus petite lance un dé avec différentes intentions. Un adulte ou le plus grand des enfants nous fait la lecture du jour. Et en ce temps de carême chaque jour un enfant tire un effort pour toute la famille pour le lendemain. Parfois c’est “ Ne dites de mal de personne ”, “ une journée sans écran ”, “ les garçons préparent le repas ” ou “ appeler quelqu’un de seul ”. Puis nous finissons par un Notre Père. »

« Avec nos jeunes étudiants, nous proposons des choses simples et qui les laissent libres de participer ou non :                                                                                                                                          • en début de semaine nous proposons un sujet d’échange, de débat pour le dimanche suivant. Cette année nous nous sommes appuyés sur Laudato Si’;                                                                       • nous leur demandons de faire un long temps de silence le dimanche soir, en les invitant à prendre ce temps pour réfléchir à la semaine qui vient, à ce qui leur paraît important dans ce qu’ils ont envie de construire dans leur vie. La prière est essentiellement silence…                                  • nous affichons des paroles d’évangile ou de méditation dans la cuisine;                                           • une fois par mois, nous partageons un moment fraternel autour d’un repas ou d’un goûter avec des familles de culture et de religion différentes. »

« J’accompagne mes enfants à l’éveil à la foi. Les rencontres donnent des idées pour poursuivre cet éveil en famille : des refrains qu’on reprend, des idées de temps de prière, des idées de bricolages… »

« Chez nous, la fête du saint patron de chaque membre de la famille a une grande importance. C’est un rendez-vous qu’on ne manquerait pour rien au monde. On invite les grands-parents et les parrains et marraines, ils ne sont pas toujours disponibles. Ce jour-là, on explique aux enfants pourquoi on a choisi leur prénom, on leur raconte la vie du saint dont ils portent le prénom. »

« Nous élevons nos enfants dans des valeurs qui ont de l’importance pour nous. Comme ils copient tout ce que nous faisons, nous sommes attentifs à leur donner l’exemple. Du coup, chez nous, on se remercie souvent ! Dire merci, c’est en effet bien autre chose qu’une simple formule de politesse, c’est un chemin vers la prière d’action de grâce.»

« Nous allons avec nos enfants à la messe, chaque dimanche. Et il nous semble indispensable de prier en famille, tous les jours. Nous faisons aussi une retraite spirituelle en famille chaque année durant les vacances d’été. »

« Nous avons fait bénir notre maison par un prêtre. Il s’agissait pour nous de remercier le Seigneur, de placer sous sa protection tout ce qui se vit dans notre maison de lui confier ceux qui y habitent et ceux qui y sont accueillis. Le jour de la bénédiction nous avions invité des amis ».

« Pendant le carême, chaque semaine, je lis les lectures du dimanche suivant et je prie avec le psaume. Je redécouvre la beauté des psaumes. »

« J’écoute KTO, je lis les prières de chaque jour sur mon missel, en faisant attention tout particulièrement au saint du jour. »

« Avec nos enfants, avant le repas nous prenons un chant pour remercier le Seigneur. Nos enfants font du scoutisme et ils aiment dire le bénédicité en chantant. Nous prions en ce moment pour ceux qui n’ont pas la chance d’être en famille.                                                                                       Le soir nous prenons un temps de prière tous ensemble devant une bougie, une croix, et nous laissons parler notre coeur, c’est une prière spontanée; nous confions nos intentions au Seigneur. Nous terminons par le Notre Père. Et il y a aussi le moment ou nous nous souhaitons : bonne nuit; nous les parents ,nous faisons le signe de croix sur le front de nos enfants en disant « je confie ta nuit à Jésus », et les enfants également font le signe de croix sur notre front. »

« Comme je suis souvent en retard le matin, Je commence simplement ma journée par un beau signe de Croix. Le soir je prends le temps de relire ma journée et de faire le point en priant. »