Jeudi Saint : la messe de la Cène inaugure le Triduum pascal


Lavement des Pieds – Bréviaire du Mont-Cassin/Bréviaire d’Oderisius – Datation 1099-1015
Paris, Bibl. Mazarine © enluminures.culture.fr

 

L’inauguration du Triduum pascal par la messe de la Cène

«  […] La réforme du Missel et de l’année liturgique voulue par Vatican II a placé la messe in Cœna Domini (i.e. la sainte Cène) comme ouverture du Triduum pascal. Elle a donc rétabli de cette manière l’unité des trois jours « vendredi, samedi, dimanche ». Ainsi, tandis que le Triduum nous présente la réalité du mystère pascal unique et unitaire dans sa dimension historique, le Jeudi saint nous le transmet dans sa dimension rituelle.

La célébration de la messe in Cœna Domini a lieu le soir. Elle a une tonalité festive. Les textes bibliques et euchologiques (i.e. les prières liturgiques) soulignent que le Christ nous a donné sa Pâque dans le rite de la Cène. Ils invitent l’Église à associer à sa communion au mystère de la Passion du Seigneur la pratique du service et de la charité fraternelle.

C’est dans ce contexte de service que se place le rite du lavement des pieds, pratiqué depuis saint Augustin. Par la suite il fut réservé pendant des siècles à l’église cathédrale. Mais la réforme de Pie XII de 1955 permit de le célébrer dans toutes les églises.

À la fin de la célébration eucharistique, les Saintes Espèces sont portées dans un endroit dûment préparé. Elles y sont adorées jusqu’à minuit et conservées pour la communion de l’action liturgique du Vendredi saint (i.e. l’Office de la Croix). On exprime ainsi tout le culte qu’on doit au mystère eucharistique dans et en dehors de la messe […] par une vénération solennelle du tabernacle qui contient les Saintes Espèces. »

Source : Dictionnaire encyclopédique de la liturgie