La Veillée pascale : « la mère de toutes les veillées »


Missel à l’usage d’Aix-en-Provence, 1423 – B.M Aix-en-Provence © enluminures.culture.fr

 

 

La Veillée pascale sera célébrée à 21 h à la Cathédrale par Mgr François Kalist, archevêque de Clermont, sans assemblée de fidèles.
» suivre l’office en direct [images et son] dès 20 h 55 sur le site du diocèse
La Veillée
 pascale sera radiodiffusée depuis la cathédrale de Moulins sur .

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La Veillée pascale

 

À l’origine, le Samedi saint se concluait par une veillée qui s’achevait à l’aube du dimanche par la célébration de l’eucharistie. Initialement, ce rite ne différait pas de celui des samedis ordinaires, car la première célébration liturgique chrétienne fut la veillée dominicale. C’est en ce sens qu’il faut interpréter l’expression de saint Augustin appelant la nuit pascale « la mère de toutes les veillées » [Sermon 219]. Au cours des siècles, le rite romain s’est peu à peu enrichi d’éléments d’origine non romaine, comme le rite du feu et celui du cierge, qui formèrent le début de la veillée. À partir du IIe siècle, la nuit pascale fut en outre marquée par la célébration du baptême, devenue partie intégrante de la veillée. […] Ensuite avait lieu l’offrande du sacrifice eucharistique auquel les néophytes participaient pour la première fois.

Depuis la restauration de la veillée pascale, confirmée par Vatican II, cette veillée a retrouvé son caractère baptismal. On demande que ce caractère soit honoré non seulement pas la rénovation des promesse baptismales des adultes, mais surtout, dans la mesure du possible, par une célébration effective du baptême.

La célébration se déroule entièrement dans la joie de Pâques et selon un rythme qui s’élève progressivement pour aboutir à la liturgie eucharistique, la véritable eucharistie pascale. Après les rites d’ouverture que sont la bénédiction du feu et celle du cierge, suivies du chant de l’Annonce de la Pâques [paschale praeconium ou Exsultet], on célèbre la liturgie de la Parole, qui propose neuf lectures, sept de l’Ancien Testament et deux du Nouveau. Viennent ensuite la liturgie baptismale et la liturgie eucharistique. Les différentes parties de la célébration sont considérées comme formant un seul tout dans lequel c’est l’unique mystère pascal qui est explicité par la proclamation de la Parole et actualisé par les sacrements de l’initiation chrétienne.

La veillée pascale a pour symbolisme fondamental d’être une « nuit lumineuse », une « nuit vaincue par le jour » ; elle montre par des signes que la vie de la grâce a jailli de la mort du Christ. C’est pourquoi la veillée pascale est nocturne par nature. Le passage des ténèbres à la lumière, de la nuit au jour, est un symbole vivant qui exprime, mieux que tout concept abstrait, la réalité du mystère de Pâques dans Christ et en nous.

Source : Dictionnaire encyclopédique de la liturgie

 

Psautier cistercien, vers 1260 – B.M Besançon © enluminures.culture.fr

Bréviaire franciscain, vers 1430 – B.M Chambéry © enluminures.culture.fr

Antiphonaire à l’usage de Santa Annunziata d’Orbatello de Florence, 1417
B.M Douai © enluminures.culture.fr