L’éditorial du Père Paul Destable du 12 juin : « Ramène à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés »


 

« Écoute les prières de ta famille assemblée devant toi,
et ramène à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés. »

           

           Les évêques de France, lorsqu’ils ont demandé la reprise des offices liturgiques, se sont engagés à assurer un comportement responsable. Il est donc important que nous respections, lors de nos célébrations, les règles sanitaires même si celles-ci nous paraissent contraignantes [distanciation, masques, gel, etc.].

           Dans notre paroisse Notre-Dame de Clermont, pour faciliter le respect de ces règles nous avons ajouté 2 célébrations de la messe : le samedi à 18 h 30 en l’église Saint-Pierre-les-Minimes et le dimanche à 11 h 30 à la Cathédrale. Nous maintiendrons ces horaires jusqu’à la fin juin. Si nous tenons à bien observer ces règles sanitaires, c’est bien sûr pour tenir parole envers les responsables de notre pays mais aussi et surtout par respect vis-à-vis des personnes et éviter les risques de contagion : c’est une attitude de charité.

         En ce qui concerne la communion nous prenons beaucoup de précautions. Certains trouvent même que nous en faisons un peu trop. Notre intention est claire et j’espère compréhensible : un pourcentage important de chrétiens, au moins 20%, hésite à participer à nos célébrations et à sortir du confinement. Il est de notre devoir de les rassurer. Il serait dommage que pour ces personnes la privation de l’Eucharistie continue. La volonté du Christ Bon Pasteur c’est de rassembler toutes ses brebis.

           L’usage de pinces lors de la communion est connu depuis plusieurs siècles. Elles étaient utilisées principalement durant les temps d’épidémie de peste ; dans les musées d’art religieux il est possible de voir de telles pinces eucharistiques. Par ailleurs les fournisseurs d’objets liturgiques en proposent à la vente.

            Ce qui est essentiel du point de vue liturgique dans la façon de donner la communion, c’est qu’elle soit donnée et reçue. Comme vous je suis désireux de pouvoir revivre ce beau dialogue de foi où les personnes qui donnent la communion affirment : « Le Corps du Christ » et celles qui la reçoivent répondent : « Amen ».

         En attendant un changement que j’espère proche, j’en profite pour remercier toutes celles et ceux qui assurent les bonnes conditions d’accueil, et vous tous qui adoptez un comportement responsable.

Père Paul Destable
12 juin 2020