LETTRE D’INFORMATION

Archives

Le sacrement des malades [Projet]

 

Méconnu et parfois confondu avec « l’extrême-onction » – sacrement reçu in extremis, dans les tout derniers instants de la vie -, le sacrement des malades, tel qu’il a été redéfini par la réforme liturgique consécutive au concile Vatican II, est un sacrement « spécialement destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie. » Catéchisme de l’Église Catholique, CEC nº 1511. 

Le sacrement a pour but d’apporter, par la grâce de l’Esprit Saint, force, énergie et soutien au chrétien pour supporter l’épreuve de la maladie, des faiblesses de la vieillesse, ou qui va subir une opération sérieuse.

« La Constitution apostolique « SACRAM UNCTIONEM INFIRMORUM du 30 novembre 1972, à la suite du deuxième Concile du Vatican, a établi que désormais, dans le rite romain, on observe ce qui suit :
Le sacrement de l’Onction des malades est conféré aux personnes dangereusement malades, en les oignant sur le front et sur les mains avec de l’huile dûment bénite – huile d’olive ou autre huile extraite de plantes – en disant une seule fois :…  Par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’Il vous sauve et vous relève. »  CEC nº 1513.

« Par l’Onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c’est l’Église toute entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu’il les soulage et les sauve ; bien mieux, elle les exhorte, en s’associant librement à la passion et à la mort du Christ à apporter leur part pour le bien du peuple de Dieu. » Vatican II, Constitution LUMEN GENTIUM nº 11

Le fidèle peut recevoir le sacrement des malades chaque fois qu’il est atteint d’une grave maladie ou lorsque son état de santé s’aggrave. CEC nº 1515.

L’onction des malades peut être administrée au domicile du malade, avec l’aumônerie de l’hôpital ou en communauté : lors d’une messe ou lors du pèlerinage annuel des personnes malades à Notre-Dame du Port [durant la Neuvaine mariale]. Ce peut être l’occasion de réunir des proches pour vivre un moment privilégié grâce à la prière commune.

Pour les personnes mourantes, l’eucharistie est associée au sacrement des malades : elle est donnée en « viatique », ultime Communion que reçoit le malade pour le passage de la mort à la vie en Dieu.

[L’onction des malades ne remplace pas les soins médicaux].

Le rite de l’onction des malades

Le rite de l’onction des malades puise son existence dans les dernières lignes de la Lettre de Jacques : «  L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » Jc 5, 14-15.

L’onction des malades est dispensée par un prêtre : « Tout prêtre, et seul le prêtre, administre validement l’onction des malades. » Code de droit canonique, Can. 1003 – § 1

La célébration du sacrement consiste en l’imposition des mains qui appelle la descente de l’Esprit Saint, suivie de l’onction sur le front et les paumes des mains du malade avec huile consacrée par l’évêque lors de la messe chrismale annuelle. Le prêtre prononce les paroles : « Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »

Effets du sacrement des malades

Le Catéchisme de l’église catholique énumère les effets de la « grâce spéciale du sacrement de l’Onction des malades » : l’union du malade à la Passion du Christ, le réconfort, la paix et le courage pour supporter chrétiennement les souffrances de la maladie ou de la vieillesse, le pardon des péchés [« si le malade n’a pas pu l’obtenir par le sacrement de la Pénitence »], le rétablissement de la santé[« si cela convient au salut spirituel »] et la préparation au passage à la vie éternelle. CEC nº 1532.

Un don particulier de l’Esprit Saint : « La grâce première de ce sacrement est une grâce de réconfort, de paix et de couragepour vaincre les difficultés propres à l’état de maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse. Cette grâce est un don du Saint-Esprit qui renouvelle la confiance et la foi en Dieu et fortifie contre les tentations du malin, tentation de découragement et d’angoisse de la mort. Cette assistance du Seigneur par la force de son Esprit veut conduire le malade à la guérison de l’âme, mais aussi à celle du corps, si telle est la volonté de Dieu. En outre, “s’il a commis des péchés, ils lui seront remis” [ Jc 5, 15].»  CEC nº 1520.

Une grâce ecclésiale : « …En célébrant ce sacrement, l’Église, dans la communion des saints, intercède pour le bien du malade. Et le malade, à son tour, par la grâce de ce sacrement, contribue à la sanctification de l’Église et au bien de tous les hommespour lesquels l’Église souffre et s’offre, par le Christ, à Dieu le Père. » CEC nº 1522.

Une préparation au dernier passage : « Si le sacrement de l’Onction des malades est accordé à tous ceux qui souffrent de maladies et d’infirmités graves, il l’est à plus forte raison à ceux qui sont sur le point de sortir de cette vie… L’Onction des malades achève de nous conformer à la mort et à la résurrection du Christ, comme le Baptême avait commencé de le faire… Cette dernière onction munit la fin de notre vie terrestre comme d’un solide rempart en vue des dernières luttes avant l’entrée dans la Maison du Père. » CEC nº 1523.

En pratique

Il suffit de prendre contact avec l’accueil paroissial, tél. 04 73 29 29 70.