Fête de Notre-Dame du Rosaire le 7 octobre 2019 : messe à Notre-Dame du Port à 18 h 30


Ce lundi 7 octobre, il n’y aura pas de messe à 18 h 30 à l’église Saint-Pierre-Les-Minimes.

GAUDEÁMUS OMNES IN DÓMINO

Réjouissons-nous tous dans le Seigneur !
Nous célébrons ce jour de fête en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie.
Les Anges prennent part à la joie de cette solennité, et ils acclament en choeur le Fils de Dieu.

Antifona gregoriana in onore di Maria, Schola Gregoriana Mediolanensis, Giovanni Vianini, Milano, Italia
Un clic sur l’image pour écouter cette antienne grégorienne.

 

«  Lorsque vous assaillent les vents des tentations,
lorsque vous voyez paraître les écueils du malheur,
regardez l’étoile, invoquez Marie.

Si vous êtes ballotés sur les vagues de l’orgueil,
de l’ambition, de la calomnie, de la jalousie,
regardez l’étoile, invoquez Marie…

En la suivant, vous ne vous égarerez pas.
En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.
En pensant à elle, vous éviterez toute erreur.
Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas;
si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre;
sous sa conduite vous ignorerez la fatigue;
grâce à sa faveur, vous atteindrez le but. »

Saint Bernard

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L’Évangile en raccourci
                                                 … tel pourrait être le qualificatif du rosaire.

« Dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, les religieux contemplatifs vivant en ermites récitaient déjà des prières en se servant de cordes avec des noeuds comme support de leurs prières. Le Moyen Âge était surtout centré sur la répétition des Notre Père, car elle était pour le moine ou le religieux la prière par excellence laissée par le Christ lui-même. [*] 

Au XIIe siècle on voit apparaître pour la première fois le mot « chapelet » qui désignait la couronne de fleurs ou petit chapeau [chapel] que l’on plaçait sur la tête de la statue de la Vierge. Plus tard, aux Notre Père on ajouta les mots prononcés par l’ange Gabriel lors de l’Annonciation à Marie. On appela alors ce chapelet le « psautier de Notre Dame ».  À la salutation de l’ange Gabriel, on joignit bientôt celle d’Élisabeth, inspirée par l’Esprit Saint. Toutes ces Paroles sont empruntées à l’Évangile lui-même.

C’est au XIVe siècle seulement que les Ave Maria furent groupés par dix et entrecoupés de Pater. Un chartreux rhénan, Henri de Kalcar disait que le ciel lui avait inspiré une manière plus parfaite de dire le psautier « en priant d’abord un Pater, puis dix Ave » jusqu’à concurrence de quinze Pater et cent cinquante Ave. C’est alors qu’apparût pour la première fois le mot « rosaire » dérivé du latin rosarium [latin médiéval : « guirlande de roses dont on couronnait la Vierge »]. 

« Le rosaire représente d’abord une guirlande de roses offerte à Marie, un ornement de son image, un symbole de ses grâces. La Vierge elle-même fut ensuite comparée à la rose, et maintenant les chrétiens l’invoquent par deux fois, dans les litanies de Lorette, sous le signe de la reine des fleurs : « Rose mystique » et « Reine du très saint Rosaire ». Lorsque Marie apparut à sainte Bernadette sur le rocher de Massabielle, où croissait l’églantier, chacun de ses pieds s’ornait d’une rose épanouie. » Pie XII, 10 mai 1955. 

Cette forme traditionnelle du rosaire, conçue par le père de Kalcar, a été parachevée par un dominicain, le père Alain de la Roche vers 1470. ll fonda à cette date « la Confrérie du psautier de Marie » . Ce mouvement marial prit un essor très rapide. Le fondateur parcourait villes et campagnes pour répandre la nouvelle méthode de cette forme de prière mariale. Quoi qu’il en soit, c’est à partir du père de la Roche que l’on attribue à saint Dominique la création du rosaire. Et c’est I’ordre fondé par saint Dominique qui s’est fait, durant des siècles, le fervent diffuseur de cette méthode de prière toute simple, source d’une prédication doctrinale et évangélique. Sa floraison, à travers les siècles, sera extraordinaire, et recevra l’approbation et le soutien actif de nombreux papes. 

À la fin du XVIe siècle, le pape Grégoire XIII institue la fête du Saint-Rosaire, en la fixant au 7 octobre. À partir de la fin du XIXe siècle, l’appui papal au rosaire fut donné avec une particulière ferveur.

À lui seul Léon XIII publia une dizaine d’encycliques sur la dévotion du rosaire. Le 1er septembre 1883, il publia l’encyclique Supremi apostolotus dans laquelle il fit du mois d’octobre le mois du rosaire. Depuis lors, les papes n’ont cessé de promouvoir cette dévotion… La répartition des quinze dizaines en trois chapelets, telle que nous la connaissons maintenant, a évolué au cours des siècles avant de prendre cette forme de « cinq mystères joyeux », « cinq mystères douloureux »,  « cinq mystères glorieux ». Au lendemain du concile de Trente, le pape Pie V lui-même dominicain, lui donne sa forme actuelle. 

Léon XIII exalta particulièrement certe forme privilégiée de la médiation du salut et de la libération de l’humanité par le Fils de Dieu fait Homme. Dans son encyclique Magnae Dei Maris, du 7 septembre 1892, il écrit : «  En bonne place parmi les aliments de la foi figure le rosaire de Marie. Le rosaire, en effet, suppose, avec la répétition régulière d’une prière très belle et très efficace, la méditation et la contemplation successives des principaux mystères de notre religion. Dans les premiers cinq mystères joyeux, le Verbe se fait chair et Marie, vierge et mère, s’acquitte avec une sainte joie des devoirs de sa maternité. Puis, avec les cinq mystères douloureux, viennent les tristesses, les tourments, le dernier supplice du Christ souffrant, au prix desquels s’accomplit le salut de notre humanité, enfin ce sont les cinq mystères glorieux de notre Seigneur, son triomphe sur la mort, son ascension dans le ciel, la descente du Saint-Esprit, l’assomption resplendissante et lumineuse de Marie s’élevant parmi les astres, enfin la gloire éternelle de tous les saints du ciel, associée à la glorification de la Mère et du Fils. » 

Ce sont donc les mystères puisés dans l’Écriture, directement pour les treize premiers, indirectement pour les deux derniers, qui soutiennent et accompagnent notre prière. »

Janine Giens, Secrétaire générale de l’Association des oeuvres mariales,
in Jean-Paul II, Le Chapelet , Ramsay, 1996 [Avant-propos].

»» Lire aussi : Prier le chapelet